Soutenance de Thèse

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Mme Caroline Le Ster soutien son doctorat, intitulée : "Exploration de la moelle osseuse en Imagerie par Résonance Magnétique : quantification de biomarqueurs", le mercredi 5 avril à 10h, dans l’Amphithéâtre B de la Faculté de Médecine de l'Université de Rennes 1 (Campus de Villejean), devant le jury composé de :
Florence FRANCONI - IR PIAM, Université d’Angers / rapportrice
Christophe AUBE PU-PH, CHU d’Angers / rapporteur
Alain LUCIANI - PU-PH, CHU Henri-Mondor / examinateur
Matthieu LEPETIT COIFFE - Responsable des partenariats scientifiques et cliniques, Siemens Healthcare / examinateur
Hervé SAINT-JALMES - PU-PH, Université Rennes 1 / directeur de thèse
Giulio GAMBAROTA - PU, Université Rennes 1 / co-directeur de thèse
Jérémy LASBLEIZ - Docteur, Dirigeant de la société Breizh Radiologie / co-directeur de thèse

Résumé :
De récentes études ont démontré la pertinence de la quantification par IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) de la fraction de graisse, des temps de relaxation T1 et T2* de l’eau et des lipides, de la diffusion et de la perfusion dans la moelle osseuse, ces paramètres pouvant être utilisés en tant que biomarqueurs dans le cadre de pathologies affectant la moelle osseuse, telles que le myélome ou l’ostéoporose. La quantification de ces paramètres requiert cependant l’application de séquences IRM
présentant des artéfacts spécifiques et dont les temps d’acquisition provoquent une immobilisation prolongée des patients.
Ce travail de thèse porte sur la quantification de biomarqueurs dans le cadre de l’exploration de la moelle osseuse par IRM. L’objectif de ce travail de thèse était d’optimiser la quantification de ces biomarqueurs (fraction de graisse, T1, T2*, diffusion et perfusion) via l’optimisation de protocoles d’imagerie compatibles avec la pratique clinique, spécifiquement pour l’imagerie eau-graisse et l’imagerie de diffusion. Cette optimisation a consisté à prendre en compte les artéfacts inhérents aux techniques de quantification, les imperfections de l’instrument et à améliorer le rapport signal-sur-bruit par unité de temps des séquences IRM pour une application sur la moelle osseuse.
La première partie de ce travail de thèse a porté sur le développement d’un protocole d’imagerie rapide, permettant la quantification simultanée de la fraction de graisse et des temps de relaxation T1 et T2* de l’eau et des lipides à partir de séquences eau-graisse. Dans un premier temps, cette méthode de quantification a été validée cliniquement par application à une population de volontaires, dans le cadre d’une étude réalisée au CHU de Rennes. Au cours d’une seconde étude sur volontaires, cette
méthode de quantification a été appliquée à différents sites de moelle osseuse (humérus, sternum, vertèbres lombaires ilium et fémur), ce qui a permis de mettre en évidence des variations régionales de ces paramètres ainsi que la présence d’une corrélation négative entre le T1 de l’eau et la fraction de graisse. L’équation du signal utilisée dans cette méthode de quantification fait intervenir l’angle de basculement appliqué dans la séquence eau-graisse. Dans le but d’estimer l’influence de la variation
de l’angle de basculement sur la mesure des paramètres, une méthode de quantification de l’angle de basculement spécialement adaptée à l’imagerie du rachis a également été développée au cours de ce travail.
La seconde partie de ce travail de thèse a porté sur la quantification de la diffusion et de la perfusion dans la moelle osseuse, avec notamment l’imagerie des mouvements intra-voxels incohérents (IVIM). Ce travail a tout d’abord consisté à optimiser le protocole d’imagerie de diffusion pour une application au rachis lombaire, puis à étudier l’influence de la présence de graisse sur la quantification des paramètres de diffusion et de perfusion grâce à une étude sur volontaires. La perspective de ce travail est l’application des séquences eau-graisse et des séquences de diffusion optimisées à des populations atteintes de pathologies de la moelle osseuse, ces séquences permettant de réduire la durée d’immobilisation des patients et de détecter les modifications spécifiques à ces pathologies.