Activités de l'équipe

Pour décliner notre thématique de recherche, il s’agit de:

  • proposer de nouveaux développements instrumentaux; Il s’agit de concevoir des systèmes magnétiques ou électromagnétiques souvent associés à de l’électronique et/ou de l’optique. En effet, l’optique fibrée ou non demeure la méthode de transfert d’informations et d’investigation tissulaire de choix en termes de compatibilité et de complémentarité avec l’IRM. Ceci nécessite le développement et/ou la maîtrise de logiciels de calcul de champs magnétiques et électriques prenant en compte les contraintes tout à fait particulières de l’IRM. Les sous-systèmes développés sont parfaitement spécifiques et optimisés pour l’application visée et doivent pouvoir être acceptés par l’appareil d’IRM. Il ne s’agit pas de refaire l’existant ni de se substituer à des constructeurs d’IRM ou des tierces parties, mais de développer des composants originaux inexistants sur le marché ou dans les laboratoires,
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  • proposer de nouvelles méthodes, séquences ou une optimisation de ces dernières pour accéder à la mesure précise de paramètres accessibles en IRM. Il s’agit de tirer parti des développements instrumentaux mentionnés ci-dessus. Les méthodes utilisées sont celles du traitement du signal (méthode de propagation des erreurs, borne de Cramer Rao, …),
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  • ouvrir la « boîte noire » qu’est un appareil clinique ou même de recherche. En effet, la métrologie IRM n’est envisageable qu’avec une connaissance précise des stimulations réelles produites dans le tunnel de l’IRM pendant l’acquisition des signaux de RMN,
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  • modéliser et simuler les phénomènes physiologiques et leur retentissement pour le signal de RMN. En effet, le processus long et délicat de développement et validation de nouvelles méthodes d’acquisition et/ou de reconstruction des données a et aura de moins en moins sa place sur les appareils. Le recours aux simulateurs devient donc de plus en plus incontournable, à l’image de ce qui se passe dans bien d’autres domaines technologiques.

En conséquence, lors du transfert de nouvelles méthodes en clinique, où il s’agit de comprendre et de diagnostiquer le vivant dans toute sa complexité, seule une exploitation qualitative des résultats est permise faute d’une réelle analyse fine des phénomènes complexes sous-jacents. C’est typiquement le cas, des phénomènes mettant en jeu, la diffusion, la perfusion (Arterial Spin Labeling), les flux, ainsi que la propagation des agents de contraste (Dynamic Contrast Enhanced MRI) ou encore l’application d’agents thérapeutiques marqués en IRM. De même, les méthodes thérapeutiques contrôlées par IRM (ablation laser, ultrasons focalisés, …) tireraient largement profit de simulations réalistes qui aujourd’hui font défaut.